L’homme, l’oiseau rare trouvé : Ilunga Ilunkamba Sylvestre

Après 4 mois d’attente, l’homme, l’oiseau rare pour occuper le fauteuil du premier ministre a été trouvé. C’est Ilunga Ilunkamba Sylvestre. La nouvelle est tombée lundi, 20 mai 2019 dans l’après-midi par le porte-parole du Président de la république, Kasongo Mwema Yamba Yamba. Ilunga est un septuagénaire qui a un long parcours et une riche carrière en politique de 40 ans. Il a pour mission d’améliorer le social du peuple congolais, l’éducation, la santé, la paix et la sécurité dans le pays.

A en croire l’heureux nominé, Ilunga Ilunkamba, sylvestre, lors de sa toute première prise de parole après la lecture de l’ordonnance par le porte-parole du président de la République en direct de la cité de l’union africaine, cette nomination est une lourde responsabilité en ce moment crucial de l’histoire du pays. En outre, il compte s’engager à mobiliser toutes les capacités pour bien faire fonctionner la coalition Fcc- Cach au niveau de l’exécutif.
En effet, le nouveau premier ministre de la République démocratique du Congo, Ilunga Ilunkamba sylvestre dont la nomination n’a pas soulevé beaucoup de controverses et contestations jusqu’avant cette nomination était à la tête de la Société nationale de Chemin de Fer du Congo « SNCC » depuis 6 ans soit de mars 2014 à mai 2019.
Il accède à ce poste dans un contexte particulier. Les indicateurs sont aux rouges. Comme on peut le constater, c’est pratiquement la quasi-totalité des domaines de la vie nationale qui sont en panne. Un contexte de crise, de grognes sociales généralisées à travers toutes les entreprises publiques, voire privées. D’ailleurs à la SNCC d’où il vient, des sources les mieux introduites renseignent qu’il y a plus de 200 mois d’arriérés des salaires. Certes, à voir la période de son arrivée, c’est une situation qu’il a trouvée, mais qu’il laisse également sans solution. Peut-on dire que sa venue n’a rien apporté ? Les raisons peuvent être complexes.
Il faut cependant souligner qu’Ilunga présente un CV bombé. Docteur en sciences économiques appliquées depuis 1979, il est professeur à l’université de Kinshasa.
C’est bien lui qui dirigea le secrétariat exécutif du Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille (COPIREP) en 2003. Bien avant cela, il a été ministre des finances et du plan en 1990. Il a aussi travaillé à la présidence de la République comme conseiller principal en matières économiques et financières, de 1985 à 1987. La plupart de hautes fonctions assumées remontent du règne du président Mobutu. Par exemple, de 1983 à 1984, secrétaire d’Etat en charge du Plan puis, du Portefeuille. Il a fait le vice-ministre à l’économie, à l’industrie et au commerce extérieur de 1981 à 1983.
Bref, 4 fois vice-ministre, 2 fois ministre, une fois DG à la SNCC, il a occupé également le poste de directeur de la coopération et des relations internationales au rectorat de l’Université nationale du Zaïre (UNAZA) de 1980 à 1981. Il est né en 1948 dans le Katanga.


Par Julien Ntabaza

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