Rdc/Entreprise:Tensions à la SCTP, Mukoko Samba éclaire l’opinion

Par Benjamin Mugisho

La société commerciale de transports et des ports S.A connait depuis plus trois ans des troubles de fonctionnement causés par la vétusté et l’insuffisance des équipements et des infrastructures ainsi que les arriérés des salaires de l’ensemble du personnel.


En effet, plusieurs mouvements de grèves sont observés durant cette période. Les agents et cadres de cette entreprise réclament l’amélioration de leurs conditions de travail. Dans leurs revendications, ils accusent le Directeur général, Mukoko Samba de tous les maux. Pourtant, la situation générale de l’entreprise à la prise des fonctions de l’actuelle direction générale était déjà peu reluisante. Le comité Mukoko a hérité d’un climat déjà dégradé au sein de l’entreprise.

A en croire le nombre de mois d’arriérés de salaires réclamés par les agents. A leur entrée en fonction, soit au 31 août 2017, la caisse de l’entreprise présentait un déficit de – 1 411 921,26. La population générale de la SCTP était constituée de 7.783 agents en activité et 13.089 retraités dont 12.106 rentiers et 983 en attente de paiement de décompte final.

Il sied de noter qu’au regard de l’âge moyen très avancé du personnel (53 ans), les départs à la retraite s’intensifient. Ainsi, au 31 août 2017, les effectifs du personnel de la SCTP s’élevaient à 7.663 actifs et 1.072 pensionnés debout. Les arriérés des salaires de l’ensemble du personnel concernent la période d’août 2016 à août 2017. Le total des arriérés des salaires, rentes et décomptes finals s’élève à 48 169 073, 00 USD. La dette sociale de la SCTP à fin août 2017 s’élevait à 49.971.544,59 USD. Comparé à la situation de la trésorerie rapprochant les encaissements et les décaissements, il appert que la SCTP ne peut résoudre ce problème sans un apport de capitaux, soit d’origine externe, soit à travers la réalisation de certains actifs.

Les causes de cette situation sont antérieures à l’entrée en fonction de l’actuelle direction générale. A ces déficiences structurelles, on évoque des méthodes de travail et de gestion désuètes, qui non seulement limitent le niveau d’activité de l’entreprise, mais aussi la mettent dans une situation défavorable dans un environnement de plus en plus compétitif. Il en est découlé au fil des ans, la baisse continue des parts de marché. Le comité actuel a entrepris un certain nombre d’actions pour tenter de redresser la situation.

Il y a notamment ; la relance rapide de l’exploitation ferroviaire et fluviale, la stabilisation de la part de marché
aux ports maritimes et le recouvrement de la confiance de la masse laborieuse, des clients et autres partenaires de l’entreprise.
Les autres détails de cette situation seront présentés dans notre prochain numéro.


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