PREMIER MANDAT DE FELIX TSHISEKEDI: Les membres de son 1er gouvernement avec Ilunga Ilunkamba (1er ministre)!

C’est toute la problématique. Un gouvernement (Equipe de Léopard politique) issu d’une coalition politique de fait entre le front commun pour le Congo « Fcc » et le Camp du Changement « Cache». Il est composé à quatre-vingt-dix pourcent, des figures dont le grand public ne connaissait pas grand-chose sur le parcours tant professionnel que politique. Par contre, certains parmi les rares connus, traine derrière eux, un bilan globalement négatif. Rappelons qu’avant sa nomination, le 1er ministre était Directeur général à la SNCC. Au total soixante-six membres alignés en raison de quarante-deux pour le Fcc et vingt-trois pour le Cache. Pour la première fois dans l’histoire des gouvernements en Rdc, l’équipe comprend dix-sept pourcent des femmes avec des portefeuilles importants comme l’Economie, la Fonction publique etc.

Par Evariste Nkondjo Wa Buheshe

Au numéro un, il y a Sylvestre Ilunga ilunkamba. Il a la primature (cuisine). Tous les yeux de la République, en ce moment le plus difficile de l’histoire, sont braqués sur lui. Il n’a pas droit à l’erreur. En effet, ce professeur d’économie à la retraite, a longtemps servi sous le président Mobutu…et du désormais sénateur à vie Joseph Kabila. A 72 ans (au soir
de sa vie), il se voit confier la lourde responsabilité de conduire la politique du gouvernement et de matérialiser le programme du développement du pays. Chose qu’il n’a pas eu la chance de faire à fleur d’âge pendant que toute sa force, ses énergies et son sang chaud de la jeunesse fonctionnaient bien. A la surprise générale, sa nomination est tombée comme un couperet, le 20 mai 2019, après moult tiraillements et contestations entre le Fcc et le Cache en coalition de fait. Son âge était un sujet d’inquiétude pour plusieurs Congolais. D’aucuns doutaient de sa capacité à apporter des solutions aux multiples problèmes de la nation. Nul au Fcc comme au sein de l’opinion ne s’attendait à lui à ce poste. Cependant, il surprend en abattant un travail de titan. Et tout va bien.

A la deuxième position se classe Gilbert Kankonde Malamba. Le nouveau patron de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières. Cadre du parti au pouvoir, l’Union pour la Démocratie et le Progrès social « UDPS », Gilbert Kankonde
c’est fut l’un des hommes de confiance du sphinx de Limeté, le père du président Félix Tshisekedi. Kankonde fait partie des premières générations d’opposition à Mobutu. Comme la plupart des cadres de l’UDPS, il est longtemps resté au chômage. Souvent contraints à la clandestinité et/ou à l’exil, certains opposants de l’époque ont dû sacrifier la scolarisation de leurs enfants. Mais pas Kankonde.

Le vice premier ministre et ministre de la justice et garde des sceaux, Celestin Tunda Ya Kasende. Est l’un des cadres les plus influents du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie « PPRD » qui avec d’autres partis ont obtenu la majorité parlementaire lors des élections du 30 décembre 2018. Il a par ailleurs occupé de hautes fonctions de responsabilité aussi bien dans le gouvernement, dans le parti, qu’ailleurs.

Jean Baudouin Mayo se trouve à la quatrième position. De l’assemblée nationale via le secrétariat général de l’UNC en passant par le budget, Jean BAUDOUIN MAYO est un Juriste de formation et maître avocat de son état. Le député Mayo fait partie du lot des meilleurs hommes politiques de la République démocratique du Congo. Beaucoup plus connu pour ses interventions les plus pertinentes au parlement (où il siège depuis 2006) lors des débats publics. Il est l’homme de confiance du président de l’UNC Vital Kamerhe actuellement directeur de cabinet du président de la République qu’il a accepté de suivre depuis son divorce avec le PPRD jusqu’ici. On peut dire qu’il tire aujourd’hui les dividendes de sa fidélité.

A la défensive, se pointe Aimé Ngoy Mukena. Il réalise en longévité, un long parcours faisant penser
à l’omniprésence. En plus d’être député, Aimé Ngoy Mukena est un habitué des hautes fonctions de responsabilité que ce soit dans le gouvernement (ministre de la défense, ministres des hydrocarbures etc.) qu’ailleurs (gouverneur de l’ex province du Katanga, membre du Conseil d’Administration à la SNCC). Il figure en pole position sur le répertoire des cadres influents et hommes de confiance du désormais sénateur à vie Joseph Kabila. Il est également professeur de philosophie et histoire des idées politiques à l’université de Lubumbashi. Détenteur des diplômes de doctorat en philosophie politique et économique de l’université de Lausanne et d’études supérieures de l’université de Génève (Suisse), Ngoy Mukena est auteur de plusieurs publications, notamment la dimension politique et économique de la «Révolution de la modernité» dans frontières et gouvernance sécuritaire pour le développement économique de la République démocratique du Congo etc.

C’est fait. José Sele Yalaghuli est nommé ministre. Il va s’occuper des Finances publiques. Il retourne à ses premières amours, lui, à qui les finances publiques avaient échappé un moment. Sele était déjà présenti dernièrement à ce poste avant de se retrouver à la tête de la Direction générale des impôts où il abattu un travail de titan. Il est l’un des meilleurs économistes que compte la RDC. Son riche CV et un carnet d’adresses bombé à l’international le prouvent. D’ailleurs, selon nos informations, Il pourra être le futur premier ministre. C’est sous son mandat à la Dgi que les agents ont mouillé les maillots pour réaliser des recettes en dépassement des assignations. L’un des hommes de confiance du sénateur Matata Ponyo (ancien 1er ministre) avec qui, Sele a longtemps travaillé depuis le Bureau centrale de Coordination (BCECO), le ministère des Finances et la Primature. José Sele est plus un technocrate qu’un véritable politicien. Matata aurait pesé pour qu’il soit sur la liste des ministrables pour les Finances proposés pour nomination au président Félix. Le choix est tombé sur lui (José Sele Yalaghuli).

Jean Lucien Bussa Tongba conserve son fauteuil au Commerce extérieur. Jean Lucien Bussa reprend le Commerce extérieur en signe de récompense pour son soutien à Joseph Kabila et au Fcc. Économiste parmi les plus talentieux
du pays, Bussa a fait la belle époque dans l’opposition notamment au mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba son frère du terroir (l’ex-province Province de l’équateur) avant de créer son propre parti. Il se trouvait dans la délégation des opposants à Joseph Kabila conduite par Vital Kamerhe de l’UNC au dialogue de la Cité de l’Union africaine afin de trouver la solution à la crise politique due à la non organisation des élections présidentielles et législatives en 2016. Cet homme politique qui se fait élire à chaque législature depuis 2006 a décidé de tourner casaque à l’opposition pour participer à la reconstruction du pays. Contrairement en 2006 et 2011 où il était élu député national, cette fois-ci, est à la fois élu député et sénateur.

Zoom sur 12 femmes ministres dans le premier gouvernement d’alternance
La marche vers la parité hommes-femmes dans les institutions de la République semble connaitre une petite évolution. Contrairement aux gouvernements précédents, celui-ci a revu à la hausse, soit doublé non seulement le nombre de femmes en son sein, mais également, il leur a confié des portefeuilles importants. Il s’agit de la vice-primature ministère en charge du Plan, du ministère du Travail, du ministère de l’Economie, du ministère de la Fonction publique et du ministère des Affaires étrangères etc.

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