Sciences et technologies : La face Cachée d’Appollo!


Le programme Appolo sur la conquête de l’espace et des découvertes techniques– scientiques de la survie dans l’espace et sur les origines de la Lune, mérite plus que les critiques formulées par le congrès américain sur son coût global. Ses fruits sont méconnus du grand nombre des populations de la planète terre.

Par Claude Ntwali
En effet, les retombés du programme APPOLLO sont multiples, de plusieurs ordres aussi bien sur le plan scientifique, d’enseignement et formation que politique.

Du point de vue scientifique, ce programme a apporté à la communauté savante une matière inestimable avec les 385 Kilogramme d’échantillons de sol lunaire rapportés par les astronautes. A titre d’information, les sondes automatiques envoyées par l’URSS entre 1970 et 1976 n’en ont rapporté qu’environ 300 grammes.

A en croire le géochimiste Gerald Wasserburg, les limites de la première exploration humaine, ces échantillons constituent les « joyaux de la couronne des missions d’APPOLLO». La Naza les distribuent avec une très grande parcimonie, arguant qu’il est nécessaire d’en conserver le plus possible pour laisser le temps au progrès scientifique de
mettre au point de nouvelles méthodes d’analyse et de permettre à d’autres de réaliser des découvertes.

S’agissant des enseignements tirés, ce que les américains et soviétiques ont arrivé à la conclusion selon laquelle la survie dans l’espace est possible. Ce qu’ils n’admettaient pas au paravant. Le plus grand enseignement concerne l’astronomie. Aux balbutiements de la course dans l’espace, ni soviétique ni américain n’avaient le début d’une idée de ce qui attendait un être humain hors de l’atmosphère terrestre. Ils savaient tout juste qu’il fallait depuis 1947 concevoir des combinaisons et des capsules pressurisées sous peine de voir les fluides corporels de leurs hommes se mettre à bouillir passé 18 000 mètres d’altitude en raison de la faible pression atmosphérique. En moins d’une décennie, les deux nations ont approuvé que l’homme pourrait survivre dans l’espace et que l’apesanteur comme les rayons cosmiques ne présente aucun danger immédiat pour la santé des astronautes et cosmonautes. Les programmes lunaires ont permis la mise au point de lanceurs spatiaux fiables et des capsules permettant d’assurer la survie d’êtres humains pendant plusieurs jours. Grace à ce programme (Geanini puis APPOLLO), la Naza a mis au point les techniques de rendez-vous de deux vaisseaux dans l’espace et démontre qu’il était possible de se poser sur un autre astre que la terre. Leur réussite a ouvert la voie à l’ère des navettes spatiales américaines et des stations orbitales soviétiques, aboutissant spatiale internationale, et elle alimente l’espoir de visiter d’autres du système solaire, à commencer par mars.

Qand aux retombés politiques, le bilan est plus que vivante dans la mesure où la promesse formulée par John Kennedy en 1961 s’est réalisée, les Etats-unis ont triomphé sur l’URSS dans la course la plus difficile de l’histoire.

En ce qui concerne d’autres considérations du programme APPOLLO, des réponses sur des questions de l’origine de la Lune ont été trouvé. ses précieux éléments ont d’ores et déjà livré une partie des secrets de l’astre sélène. Selon le responsable du programme d’exploitation du système solaire du centre national d’études spatiales(CENS), Francis Rocard, avant APPOLLO, il y avait trois scenarios pour expliquer la formation de la Lune. Celui de l’astroïde capturé, celui d’une formation simultanée avec la terre et celui d’une rotation très rapide de notre planète ayant éjecté une partie de sa masse par force centrifuge. Les échantillons ont montré qu’aucun d’entre eux n’était satisfait. Et que c’est finalement l’hypothèse d’un impact géant jugé jusque-là comme un peu crédible. Cette collision cataclysmique entre la terre et un corps céleste de la taille de la planète Mars surnommé Théia aurait eu lieu il y a 4,5 milliard d’années. Les débris projetés dans l’espace se seraient agglomérés pour former la Lune. Cette hypothèse est soutenue par l’étude isotopique des éléments contenus dans la roche lunaire comme l’oxygène, le titane et le zinc qui ont montré tour à tour des similitudes et des différences avec les mêmes éléments présent sur notre planète. De quoi laissé supposer que la Lune a bel et bien été formé à partir de deux corps différents, la terre et Théia. Et les astronautes ne se sont pas contentés de remplir leurs poches d’échantillons des roches. Ils ont également laissé sur place plusieurs instruments de mesure sismomètres, magnétomètres, gravimètres…qui ont fonctionné plusieurs années après leur départ grâce à des petites piles nucléaires. Cela a révélé la structure interne de notre satellite. Les réflecteurs lasers déposés par APPOLLO 11, 14 et 15 sont toujours utilisés au jourd’hui mesurer au centimètre près la distance Terre– Lune. Ce qui a permis de déterminer que l’astre s’éloignait en moyenne de 3,8 centimètres par an. L’informatique avec la technologie aura contribué efficacement dans la réalisation du programme APPOLLO. C’était l’oeuvre de la Naza. L’ordinateur embarqué
à bord du module de commande et du module lunaire, le premier doté de puces électroniques, conçu par une équipe du Massachusetts Institute of technology à très largement participé à l’essor de l’informatique. Doté d’une puissance de calcul un million de fois inférieur aux Smartphones actuels les plus performants. Ce dernier fonctionnait grâce à l’un
des tous premiers programmes informatiques. Il a été l’un des éléments clef des missions APPOLLO. La médecine a, elle aussi, largement profité de la conquête lunaire. Les techniques mises au point pour la cartographie de l’astre ont permis d’améliorer l’imagerie médicale pour les scanners et l’IRM. Les procédés chimiques de purification des fluides du support-vie d’APPOLLO ont conduit à rendre plus performantes les dialyses rénales. Le système de valve gérant la quantité de carburants délivrée aux moteurs de la fusée saturne V s’est retrouvé quelques années plus tard dans les mécanismes de distribution de médicaments notamment les pompes à insuline. Les capteurs cardiaques, conçus suivre en temps réel la santé des astronautes, sont présent dans tous les appareils d’électrocardiographie. Et les techniques de mesure de la densité osseuse, destinés à quantifier les effets de la pesanteur sur le corps, sont désormais utilisés
pour le dépistage de la maladie comme l’ostéoporose. Les progrès techniques du gramme d’APPOLLO sont même perceptibles dans notre vécu quotidien. Des couches pour bébé inspirées dès les années 1960 de celle mise au point pour les premiers astronautes aux perceuses ou aspirateurs sans fil conçu à l’origine pour travailler sur la Lune de nombreux objectifs courant ont une origine spatiale insoupçonnée.

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