RDC/politique : Enfin, Naanga présente son rapport à l’A.N!

Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille Naanga, a présenté, vendredi 09 avril 2021, le rapport général du processus électoral 2012 – 2019.

Par la rédaction

L’ insécurité à l’est du pays, les mouvements de déplacement massifs, le phénomène Mbororo, les opérations d’expulsion de congolais du Brazzaville et Angola ainsi que la perte de matériels sont là les questions qui ont perturbé le processus électoral.

S’agissant du cycle quasi infernal de violences et d’insécurité dans la sous-région. Il y a notamment les guerres au Soudan du Sud et en République Centrafricaine qui ont occasionné un déferlement de réfugiés sur le territoire Congolais particulièrement dans les provinces du Nord Ubangi, Bas-Uélé, Haut-Uélé et Ituri.

Quand aux mouvements de déplacement massifs de personnes entraînant la perturbation du vivre ensemble dans le territoire d’irumu. il faut dire que depuis un certain temps, le territoire d’Irumu dans la province de l’Ituri est devenu le théâtre des opérations des groupes armés. Plusieurs déplacés et pertes en vies humaines y ont été recensés.

Pour le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante qui a évoqué le phénomène Mbororo. Ce phénomène menace jusqu’à ce jour la paix sociale dans les Haut et le Bas- Uélé.

Corneille Naanga indexe les différentes opérations d’expulsion de compatriotes Congolais notamment ceux chassés du Congo-Brazzaville et de l’Angola. Ce qui a eu un impact sur le processus électoral en République démocratique du Congo.

Sur la perte de matériels. il faut martelé que d’après le rapport de la CENI, les pertes de matériels de la CENI occasionnées soit par incendie ou par actes de vandalisme; l’insécurité liée à l’activisme des groupes armés dans les Uélé, l’Ituri, le Nord-Katanga ainsi que le Nord et Sud-Kivu. On note aussi les conflits inter-communautaires à Yumbi dans la province de Mai-Ndombe et dans le Tanganyika ainsi que le phénomène Kamuina Nsapu dans l’espace Kasaï Oriental et Occidental.

Tous ces facteurs, d’après la Commission Electorale Nationale Indépendante, a occasionné au cours de ce cycle électoral, un lourd bilan de 27 agents tués dont 3 par décapitation.

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