FATSHI, changement et recadrage ou continuité ?


Editorial de Julien Ntabaza
Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi s’inscrit bel et bien dans une approche de changement. Son programme de gouvernance prévoit notamment l’instauration d’un Etat de Droits, la lutte contre la corruption etc. Les fruits se font sentir déjà avec les premières décisions prises. Révocation et suspensions des directeurs généraux, mise à la disposition de la justice des personnalités. Et le programme des 100 premiers jours du chef de l’Etat. sans oublié la mise en place de l’union sacrée de la nation.

A en croire l’opinion publique, le programme d’urgence des 100 premiers jours du chef de l’Etat axé prioritairement sur les secteurs routier-santé-éducation-habitat-énergie-transports-agriculture, pêche et élevage-autres actions sectorielles est égale au programme quinquennal du premier mandat de l’ancien président de la République Joseph Kabila dont malheureusement, le bilan laisse à désirer.

Du coup, Fatshi est considéré comme l’homme de la continuité. Continuité. Oui, continuité. Parlons-en. La continuité selon le code de bonne conduite d’un agent de carrière publique consacre tout un principe qui exige à tout agent et cadre de l’administration publique dans le cadre de remplacement des personnes à des fonctions de responsabilité, pour de raisons de la gestion de la chose publique, à poursuivre ou continuer le travail là où son prédécesseur l’avait laissé, et non le contraire. De ce fait, un principe, loi ou que sais-je encore, doit être de stricte application.

En ce qui concerne la politique, toute vision politique, un programme ou offre politique si vous voulez, ne peut que se conformer à ces évidences et en aucune manière, violer cette règle. Pour le cas d’espèce, le programme d’urgence des 100 premiers jours de Fatshi et de la mise en place de l’union sacrée de la nation, tient compte non seulement
de certaines réalités, évidences, préoccupations mais aussi vient apporter de corrections aux travaux mal réalisés
par les partenaires de l’ancien régime, la mise en place d’un nouveau système de gouvernance et de l’état de Droits. Il tient donc compte du principe de continuité.

A la lecture sommaire de la situation générale du pays, l’on a l’impression que le président Fatshi recommence le travail à zéro comme si rien n’était fait pendant tout ce temps. Le tableau synthèse du programme d’urgence rend ce témoignage éloquent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *