RDC/A.N : Les membres du bureau définitif, qui sont – ils exactement?


C’est un secret de polichinelle. Les 6 membres sur 7 qui doivent composer le bureau définitif de l’Assemblée nationale sont connus. Ils viennent d’être installés. Il y a 5 membres du front commun pour le congo « FCC » et un du camp pour le changement« Cache ». Le 7ème poste, réservé à Lamuka reste à pourvoir en raison des contestations de ce dernier qui en voulait un peu plus. Ce bureau sera présidé des mains de fer par la députée PPRD, Jeannine Mabunda Lioko. Elle sera assisté du premier vice-président, Jean Marc Kabund (Cache/UDPS) et du rapporteur Celestin Musao Kalombo Mbuyu et consorts.

Par Julien Ntabaza
Pour la première fois dans l’histoire politique en République Démocratique du Congo, une femme est élue présidente du bureau définitif de l’Assemblée nationale, deuxième institution du pays. Cette femme, c’est Jeannine Mabunda Lioko. Une nuance avec la présidence de Philomène Omatuku qui était désignée. On trouve également dans ce bureau une autre dame à la questure, Marie claire Alfani Machozi. Voici ci – dessous les portraits de quelques-uns

Au numéro 1,
C’est la présidente Jeannine Mabunda Lioko surnommé dame de fer pour sa rigueur dans la gestion des affaires publiques. Tous ses collègues lui reconnaissent un leadership fort et des compétences managériales hors du commun. Elle est l’élue de la Mongala pour le compte du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), membre du front commun pour le Congo (FCC). Parti dont elle est, par ailleurs, présidente de la ligue des femmes. Mabunda est porteuse d’une licence en Droit et d’une autre en sciences commerciales. Elle a entamé son parcours élogieux par la Banque centrale du Congo. Après une longue carrière riche en distinction, elle deviendra ministre du Portefeuille sous Muzito1, le deuxième gouvernement du premier quinquennat de Joseph Kabila. Par deux fois, elle a été élu députée nationale dans son fief de la Mongala. Récemment, elle occupait les fonctions de conseillère du président sortant en charge de lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes, fonctions grâces auxquelles, elle a eu la chance de parcourir tout le territoire national. Comme tous les autres responsables du pays, elle a, elle aussi,
eu la connaissance du Congo profond et de ses problèmes.

Dans son speech d’avant son élection, elle s’engageait à mener non seulement une politique de proximité, d’être à l’écoute, disponible et d’être joignable, mais aussi de mettre en place une diplomatie parlementaire à la grandeur de la Rdc. Son mandat accordera beaucoup de temps au contrôle parlementaire et la tâche de légiférer. Il sied de noter que presque tous les membres se sont appesantis sur la question du social des députés, sur l’amélioration des titres des vacances et autres. Cette fille de la Mongala qui a fait de bonnes études aussi bien en Rdc qu’à l’étranger, s’est finalement mariée à un Kasaïen. Elle a un carnet d’adresse. Un atout majeur en matière de hautes fonctions de responsabilité.

Au numéro 2,
Se classe Jean Marc Kabund, premier vice-président. Il est jusqu’ici le secrétaire général et président ai. de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social « UDPS », le parti de l’opposant historique de la Rdc, (feu docteur Etienne Tshisekedi d’heureuse mémoire). C’est pour le compte de ce parti qu’il a été élu député national dans la circonscription
de Mont-Amba. Kabund participe pour la première fois à la Chambre basse du parlement. L’on retient deux choses dans son discours de présentation du programme vision. Notamment, le fait de saluer l’alternance démocratique
dans le pays à travers les élections du 30 décembre 2018 qui ont donné lieu à une passation civilisée du pouvoir.
Il compte également oeuvrer pour l’effectivité d’un contrôle parlementaire sans complaisance et pour doter le pays de bonnes lois en vue de son développement.

Tertio, il y a le deuxième vice-président Balamage… Jeannine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale
Quarto, On retrouve Célestin Musao Kalombo, le rapporteur. Il est né le 11 novembre 1967. Marié et père de 5 enfants, Musao a obtenu son certificat d’études primaires à l’EP Mbidi Kiluwe de Kyondo en 1980 et son diplôme d’Etat des humanités littéraires en 1987 à l’institut Kankamana de Kyondo. A présent, il est docteur et professeur des universités. Il est porteur d’une licence en sciences politiques et administratives de l’université de Kinshasa où il assumait jusqu’ici les fonctions de secrétaire général académique
(nommé depuis 2015). Il a dirigé et codirigé de nombreuses thèses de doctorat. Il est également auteur de plusieurs publications scientifiques. Il est aussi membre fondateur et directeur de l’observatoire de la gouvernance, en plus d’être membre fondateur et directeur général adjoint du centre d’études et de documentation sur l’Afrique centrale depuis 2008. Il a été élu député national sur la liste du CNC de Pius MWUABILU, du regroupement AA/a. Sa vision programme à ce poste se fonde sur le règlement intérieur en son article 37. Il promet de veiller au respect de cette disposition. Il ambitionne notamment de porter haut la voix de l’Assemblée nationale. Cela aura de l’impact sur l’image de marque de cette Chambre du parlement. Il compte en outre développer ce qu’il a qualifié d’intelligence communicationnelle. Cette intelligence va devoir améliorer l’organisation de la cellule de communication. Il promet par ailleurs, de travailler de concert avec d’autres membres du bureau pour pouvoir améliorer la qualité des travaux parlementaires.
Et à la pointe,
Il y a Marie-Claire Alfani Machozi, la questeur. Cette digne fille du pays a ses racines dans le Kivu, où elle a été élue massivement sous le ticket AFDC-A aux élections du 30 décembre

  1. Elle a une licence en sciences politiques et dispose
    d’une expertise avérée en gestion financière. Membre de la FEC, elle compte mettre son expertise et ses connaissances
    au service de la Nation congolaise via l’Assemblée nationale. Son souci est de rendre régulier la paie des émoluments
    des députés et de s’occuper des besoins sociaux de base des députés afin qu’ils donnent les meilleurs d’eux.

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