Daniel Aselo pour une police professionnelle

Le nouveau Patron de la sécurité nationale, Daniel Aselo Okito Wakoy vient d’être officiellement présenté à la police nationale au cour de la traditionnelle cérémonie de prise d’arme au quartier général du Commissariat général de la PNC, dans la commune de Lingwala.

Par Jean Claude

C’est le Commissaire général, Dieudonné Amuli assisté du Commissaire provincial de Kinshasa, Sylvano Kasongo et plusieurs autres officiers qui a présenté après les honneurs au drapeau et le passage des troupes en revue, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, à la Police nationale congolaise « PNC ».

Le nouveau patron de la sécurité nationale, Daniel Aselo Okito wa Koy, a, dans son mot de circonstance dit sa détermination de faire de la Police nationale congolaise, une Police professionnelle, responsable, loyale patriotique et surtout disciplinée.

Il a pour ce faire invité la police nationale congolaise d’intérioriser les prescrits de l’article 2 de la loi organique N°11/013 portant organisation et fonctionnement de la police nationale congolaise dont l’essentiel consiste en la sécurisation des personnes et de leurs biens.

«Comme vous le savez, la police nationale est un service public, civique, accessible, à l’écoute de la population et chargée de la tranquillité publique, de la sécurité des personnes et de leurs biens, du maintien et du rétablissement de l’ordre public ainsi que de la protection rapprochée des hautes autorités» a martelé Daniel Aselo. Et de mettre en garde l’incivisme qui caractérise certains policiers dans le sens ou tout écart en matière de respect de droits de l’homme ne peut être toléré ou encouragé.

C’est un défi qui est lancé.

Daniel Aselo veut en outre une police maillon principal de l’instauration de l’état de droit conformément à la vision du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, surtout en cette période où l’Etat de siège est instauré dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Pour le Vice-Premier ministre de l’intérieur, l’État de siège décrété dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu est une opportunité pour la police nationale congolaise de démontrer son savoir faire aux côtés de leurs frères des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

« Vous devez efficacement appuyer les FARDC en occupant, en toute responsabilité, avec professionnalisme et dans le respect des droits dus aux citoyens, les espaces libérés par eux. Votre savoir faire conduira indéniablement les populations ainsi sécurisées à vous apporter tout leur appui» (Daniel Aselo)

L’éradication des Kuluna

Un autre point évoqué, c’est l’éradication de toute forme de banditisme urbain entre autre le phénomène communément appelé Kuluna non seulement à Kinshasa, mais aussi dans d’autres grandes villes du pays. A ces propos, Daniel Aselo Okito wa Koy a promis d’apporter tout son soutien aux opérations en cours visant la récupération des Kuluna pour leur formation à divers métiers. Le phénomène embouteillage n’a pas échappé au speech du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, ajouter à cela les tracasseries policières dont souffre énormément la population au quotidien. Daniel Aselo reste intransigeant, ces phénomènes doivent être endigués.

Le patron de la territoriale a appelé les autorités chargées de cette question sous peine de sanction, de tout mettre en œuvre pour faire face à ce phénomène inquiétant, principalement dans les grandes villes du pays, à Kinshasa et à Lubumbashi. Il a souligné que la RDC a besoin des agents de police qui se sentent aussi heureux et fiers d’avoir choisi ce métier de servir la nation. Soulignons que cette cérémonie de prise d’armes s’est clôturée par un défilé de l’ensemble des légionnaires au pas lent devant le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur sécurité Décentralisation et Affaires coutumières, les autorités civiles, militaires et autres. La police relève désormais de la compétence de ce cadre du parti présidentiel (UDPS) présenté par ses proches comme «l’homme à qui le chef fait entièrement confiance, qui n’a pas sa langue dans sa poche».

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