Monde/Paris: 285 milliards de dollars pour relancer les économies africaines d’ici 2025

A en croire les conclusions des travaux du sommet de paris, les besoins en financement pour relancer les économies africaines entre 2021 à 2025 se chiffrent à 285 milliards de dollars américains.

La Rédaction

Devant une trentaine de dirigeants africains et européens ainsi que des responsables des grandes organisations économiques internationales, le Chef de l’Etat congolais et président en exercice de l’Union africaine a prononcé le mot d’ouverture aux côtés du président Emmanuel Macron et de Mme Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Ce Sommet était une opportunité offerte à l’Afrique « de lever les fonds et sauver le continent durement frappé par la pandémie de Covid-19 », a dit le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce dernier a évoqué la révision de droits de tirages spéciaux (DTS) comme une des premières solutions de financement tout en reconnaissant que celle-ci est insuffisante au regard de la forte demande évaluée à plusieurs centaines des milliards de dollars.

Il a révélé qu’un premier montant de 100 milliards $US a été évoqué au cours du dîner de l’Élysée de lundi 17 mai. Cela reste un acquis même si l’objectif de départ était beaucoup plus ambitieux.

« Nous verrons ensemble comment nous pourrions revoir le paradigme, aller dans le sens du New Deal proposé par le président français pour permettre à l’Afrique de pouvoir faire face  à cette crise », a dit le président en exercice de l’Union Africaine.

Toujours à l’ouverture de ces assises, Emmanuel Macron a affirmé qu’il s’agit d’une réunion d’urgence et d’ambition. Urgence parce qu’il y a une urgence sanitaire, économique et sociale.

Au plan sanitaire, l’Afrique est le continent le moins vacciné au monde. L’objectif est d’atteindre au moins 40 % de taux de vaccination des populations, selon le président français.

Au plan social , « il y a un ralentissement très fort de croissance partout en Afrique », a fait remarquer le président français.

Emmanuel Macron qui évalue à 285 milliards USD les besoins en financement de l’Afrique entre 2021 et 2025, estime que le sommet de Paris tombe à point nommé parce qu’il va assouplir les DTD.

« Tout ne sera pas réglé aujourd’hui mais on peut saluer un changement de paradigme »,a-t-il conclu, estimant que le travail du Sommet de Paris devrait se poursuivre dans le cadre du G7, G20 et de la présidence française de l’Union européenne.

De la clôture

Après des travaux à huis clos, Félix Tshisekedi, Macky Sall, Kristalina Georgieva, et Emmanuel Macron ont donné une conférence de presse en fin de journée.

A cette occasion, Félix Tshisekedi s’est dit satisfait de l’engagement international contre le terrorisme en Afrique. « L’accent principal que nous avons mis, c’est au sujet de l’insécurité, le terrorisme qui a son épicentre en Afrique », a t-il dit. Et d’ajouter, « si nous ne prenons pas garde, cela va ravager tous les espoirs qui sont aujourd’hui permis et toutes les initiatives que nous mettons en place pour relancer les économies africaines (…). La joie pour moi, c’est de constater qu’il y a une demande d’accroître les moyens de sécurité aux pays touchés par l’insécurité ».

A propos de la situation au Tchad

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, à la tête de l’Union africaine, estime qu’une « reprise en main musclée » était nécessaire au Tchad après la mort brutale du président Idriss Déby en avril. « Heureusement que la reprise en main a été rapide. Dans une situation pareille de désordre, il vaut mieux une reprise en main musclée, c’est ce qui s’est passé », a-t-il déclaré. « Il ne faut pas oublier que le Tchad est menacé par des hordes de rebelles et par des terroristes. Le décès brutal du président Déby aurait pu donner l’occasion à ces individus de chercher à déstabiliser le pays. Il fallait une réponse militaire », a-t-il poursuivi. Son vœu est que le Conseil militaire de transition organise les élections auxquelles il ne participera pas. Ce, après 18 mois de transition.

Quant au vaccin contre la Covid-19, Tshisekedi regrette la mauvaise campagne menée dans les réseaux sociaux quant à ce. Cause principale du faible taux de vaccination du continent africain. Il souhaite, à la prochaine occasion, une bonne sensibilisation pour faire adhérer les Africains à cette démarche.

Pour rappel, une trentaine de chefs d’État et de gouvernement ainsi que des dirigeants des organisations internationales ont participé à ces assises qui faisaient suite à la diffusion d’une tribune de 18 dirigeants africains et européens, publiée le 15 avril 2020, en faveur d’une mobilisation de la communauté internationale pour affronter les conséquences de la crise sanitaire et économique causée en Afrique par la pandémie du Coronavirus.

Jules César/Les décideurs/Mediacongo.net

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