Rdc/Politique-loi sur la Ceni: Rodrigue Kalonji tire la sonnette d’alarme !

L’analyste politologue et observateur de la politique en Rdc, Rodrigue Kalonji tire la sonnette d’alarme au sujet de probable parrainage par le Chef de l’Etat de la candidature de Denis KADIMA à la Présidence de la CENI. Cela sans nulle doute plante le décor de la politisation tant décriée à l’instar de la clé de répartition des postes au sein de cette institution entre union sacrée (majorité), Fcc (opposition) et société civile telle qu’adoptée à l’assemblée nationale. L’espoir de la dépolitisation de la centrale électoral vole aux éclats.

La Rédaction

L’analyste Rodrigue Kalonji s’interroge et cherche à savoir si réellement Denis Kadima serait effectivement le candidat du président de la République.

Il faut souligner dans son analyse le fait que des sources proche de la Plate Forme des Confessions religieuses, qui se prépare déjà à designer son candidat comme Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) renseigne que le nom de Monsieur Denis KADIMA est cité comme le candidat du Chef de l’Etat à ce poste.

En effet, l’imminence de la promulgation de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, après son adoption par l’Assemblée Nationale et son examen en cours en seconde lecture par le Sénat, a amené les Structures habilitées à désigner leurs représentants au sein de l’organe de gestion des élections en RD Congo, à cogiter dès à présent sur le choix qu’elles sont amenées à faire.

Il nous revient que lors des récents échanges entre les Chefs des Confessions religieuses sur la question de la désignation de leur représentant à la présidence de la CENI, le Chef d’une des confessions religieuses aurait tenté d’influencer leurs choix en affirmant que Monsieur Denis KADIMA serait le candidat du Chef de l’Etat. Si cette information s’avère vraie, cela poserait le problème du libre choix des Confessions religieuses, de la dépolitisation et de l’indépendance de la CENI ainsi que du tribalisme tant décriée dans la désignation des animateurs des Institutions publiques.

Au regard des valeurs démocratiques que prône le Chef de l’Etat, il est invraisemblable que ce dernier ait pu recommander ou imposer un quelconque candidat, de surcroit originaire de la même province que lui par le biais d’un des Chefs des Confessions religieuses. Qu’on se souvienne du tollé général soulevé lors de la désignation controversée de Monsieur Ronsard MALONDA à ce même poste, laquelle avait provoqué des violentes manifestations ayant provoqué des troubles de l’ordre public que d’aucuns ont condamnés.Il serait dès lors très mal indiqué que les Pères des Eglises à qui incombe la responsabilité de désigner le principal animateur de la CENI soient victimes d’un trafic d’influence de la part d’un des leurs qui serait de connivence avec un des candidats au poste de Président de la CENI et de certains milieux politiques.

Tous les yeux sont désormais rivés sur la Plate forme des Confessions religieuses pour un choix judicieux qui garantisse l’organisation des élections véritablement libres, démocratiques et transparentes…..

Rodrigue Kalonji, Analyste politologue

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