Rdc/Entreprise : SNEL, l’heure d’évaluer le système de prépaiement de l’électricité a sonné!

La société nationale de l’électricité « SNEL », avait décidé, il y a dix ans, dans le cadre de la fourniture de l’énergie électrique à ses abonnés la mise en place du système de prépaiement au réseau. Ce système visait à résoudre les non seulement les problèmes de fraude à la consommation mais aussi à renflouer les caisses de l’entreprises.

La Rédaction

En effet, toutes les grandes villes (Kinshasa, le grand Katanga, Nord-Kivu etc.) du pays ont été choisi comme des villes pilote.

Dix ans après, le constat fait état des critiques, mécontentement…loin de rencontrer les attentes des abonnés.

A Kinshasa par exemple, il y a des quartiers ou le système de prépaiement fonctionnent bien (Gombe, Maman Mobutu, Limeté etc.), alors que dans d’autres quartiers, l’on assiste au raccordement frauduleux dans le réseau. Ce, faute aux délestages, coupure de l’énergie à tout moment et autres. Cela va faire plus d’une année que les abonnés de la société nationale de l’électricité SNEL consomment l’énergie électrique en mode de prépaiement. Avant cette période, la facturation était mensuelle et forfaitaire soit près de 20 dollars.

A en croire une femme ménagère habitante de Mbudi, la facturation en mode de prépaiement est très avantageuse, car chacun consomme l’énergie électrique dont il a besoin et nous avons l’électricité en permanence. En plus pour économiser le crédit énergie, pendant la journée par exemple, on doit éteindre les ampoules.

Signalons par ailleurs que le cas est tout à fait autres ailleurs. Les abonnés sont soumis au même mode de facturation. Ils ne sont pas correctement approvisionnés en énergie électrique.

« Au début, c’était intéressant. On achetait le crédit énergie pour 5 000 ou 10 000 francs. Même si on branche un congélateur, une télé ou une cuisinière, on consommait cela jusqu’à la fin du mois. Actuellement ce n’est plus possible, le minimum qu’on peut dépenser c’est 30 000 francs et on n’arrive pas à couvrir le mois. Qu’est-ce qu’on fait ? Pendant la journée, on consomme l’énergie en mode de prépaiement et le soir, on fait le raccordement frauduleux pour consommer gratuitement l’énergie électrique », explique un étudiant répondant au nom de Samuel.

La SNEL Satisfait du travail

Dans la région du grand Katanga, depuis 2010, sur 175 000 abonnés, 19 000 sont facturés en mode de prépaiement soit un peu plus de 10 %. Malgré les difficultés que rencontrent les clients, la SNEL estime quant à elle que la phase expérimentale est une réussite.

« Sur le plan commercial, on n’édite plus des factures, on ne fait plus des campagnes de relevé des index et même des recouvrements », dit William Ngoy, le directeur commercial à la SNEL, dans la région du Katanga. « Sur le plan technique, nous constatons que les endroits où l’on a placé ces compteurs, les cabines électriques sont moins saturées, on n’a pas assez de problèmes avec les câbles, les gens utilisent rationnellement leur énergie et nous en avons encore un peu plus pour donner à d’autres clients. »

Après cette phase, la SNEL compte étendre ce mode de facturation à plus d’abonnés afin de réduire le gaspillage de l’énergie électrique et ainsi la redistribuer aux Congolais qui n’en ont pas accès.

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