Grand Inga : Fortescue d’Andrew Forrest favorable a donné son coup de pousse!

Les investisseurs se bousculent au portillon de la République Démocratique du Congo dans le cadre du projet Inga. Après un consortium sino-espagnol, c’est le groupe du milliardaire australien (Fortescue), Andrew Forrest, a rencontré la haute Hiérarchie du pays. Il a manifesté à cette dernière son intention d’intervenir financièrement dans la réalisation et le développement du méga barrage hydro-électrique d’Inga sur le fleuve Congo, potentiellement le plus puissant au monde. Il a eu aussi des discussions directes avec les autorités compétentes de ce pays.

Les décideurs

A en croire le communiqué du milliardaire australien Andrew Forrest, les discussions ont eu lieu avec le gouvernement de la RDC au sujet des droits exclusifs à développer les projets Grand Inga. Et de confirmer la poursuite des discussions dans ce sens là.

« Aucun accord contraignant formel n’a été conclu à ce stade. Le cas échéant, le groupe en informera les marchés », ajoute le groupe, qui se présente comme un leader mondial dans l’exploitation du minerai de fer.

En outre, Andrew Forrest, a indiqué qu’il était prêt à investir des « dizaines de milliards de dollars » dans ce projet.

Signalons par ailleurs que le groupe australien Fortescue Metal group « FMG » avait signé en septembre de l’année passée « un protocole d’accord avec le ministère du plan. Une vidéo du conseiller du chef de l’État pour les infrastructures, Alexy Kayembe confirmait cette information .

Dans cette « convention » avec la RDC, Fortescue affirme avoir identifié « plus de 70 gigawatts d’énergie hydro-électrique potentielle » dans les différentes phases du projet Inga.

La RDC cherche depuis des années à moderniser deux premiers barrages d’Inga I (351 MW) et Inga II (1.424 MW), construits respectivement en 1972 et 1982 sur les rapides du fleuve Congo, tout à l’ouest du pays. Les autorités congolaises ont en effet signé un premier « protocole d’accord » avec un consortium sino-espagnol pour le projet d’Inga III d’une capacité de 11.000 MW (11 GW), et d’un coût de 13,9 milliards de dollars.

Le contrat de concession est toujours en cours de « finalisation », a confié à l’AFP mardi 15 juin un chargé de mission délégué au projet Inga, Bruno Kapandji. Emmené par l’entreprise d’État China Three Gorges Company, ce consortium a connu début 2020 le retrait du groupe de travaux publics espagnol ACS de Florentino Perez, par ailleurs président du Real Madrid.Les Australiens de Fortescue veulent développer les tranches du projet d’Inga 3 à 8, tout en reconnaissant « les droits potentiels existants détenus sur Inga 3 par des tiers », selon la convention de septembre signée avec la RDC.

La RDC ne parvient pas à transformer ses richesses minérales sur place ni à éclairer la vaste majorité de ses quelque 80 millions d’habitants faute de centrales hydroélectriques.C’est un paradoxe puisque le pays tire son nom du deuxième fleuve le plus long d’Afrique (4.700 km) avec l’un des débits les plus puissants du monde (40.000 m3/s).

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