Rdc/Entreprise : Désiré Balazire, le sauveur de Congo Airways!

Les hommes passent les institutions restent dit-on. Quoi qu’on fasse ou quoi qu’on cherche à tripatouiller l’histoire de Congo Airways. La vérité est une et elle est têtue. Le passage, mieux, le mandat courant du directeur général Désiré Balaziré a beaucoup contribué de manière très significatif à la relance de l’entreprise. Ce merveilleux plan à permis de sortir à la fois cette entreprise du gouffre d’où elle se trouvait et l’a placé en pole position. Ce, au-delà des airs congolais. Il a remis l’entreprise sur le rail. La régularité des paies des agents et cadres et bien d’autres actions de bonne gestion sont à mettre à son actif. Il est considéré par la quasi-totalité des agents comme un messi.

Julien Ntabaza

Les œuvres du directeur général Désiré Balazire sont tellement éloquentes que nous ne saurons pas les citées toutes ici prenons à titre d’exemple l’ouverture de la ligne Kinshasa-Lubumbashi-Johannesburg. Il y a une nouvelle ligne qui est ouvert reliant Kinshasa-Cotonou-Douala.

En Rdc, elle dessert 14 destinations à l’intérieur du pays. Il ambitionne de desservir Abidjan, Bujumbura et Nairobi, Dar-es-Salam.

Il faut signaler bien que l’entreprise n’a pas suffisamment d’appareils pour desservir toutes ces lignes régulièrement, les efforts sont déployés pour pourvoir acquérir des matériels propre à l’entreprise

C’est sous le leadership de Désiré Balazirel que Congo Airways a intégré le Comité Exécutif de l’association de compagnies aeriennes africains « AFRAA ».

Il a réussi à se faire élire comme responsable de la région Ouest et Centre de l’Afrique pour un mandat de 3 ans à l’issu de la 49ème Assemblée Générale de cette institution tenue en mi-novembre 2017 à Kigali au Rwanda. Les Gouvernements africains et les parties prenantes ont été invités à permettre aux compagnies aériennes d’améliorer connectivité en ouvrant les barrières à la connectivité.

Une fierté pour la RDC, à travers sa Compagnie nationale de s’offrir un mandat électif au sein de la corporation des compagnies aériennes sur le continent africain.

L’Assemblée de l’AFRAA avait élu trois nouveaux membres pour remplacer ceux dont le mandat au Comité Exécutif avait été expiré à la clôture de la 49ème Assemblée Générale.

Il s’agissait de M. Ilyes Mnakbi, PDG de Tunisair (élu pour représenter la région Afrique du Nord), M. Désiré Balazire Bantu, DG de Congo Airways (élu pour représenter la région Ouest /Centre) et M. Joseph Makonise, le PDG d’Air Zimbabwe (élu pour représenter la région de l’Afrique australe).

A encroire l’AFRAA, les trois membres devront servir pour un mandat de trois ans chacun jusqu’à la fin de la 52ème  Assemblée Générale.

Noter qu’ au dessus des membres, d’autres officiers ont été également élu à cette même occasion. C’est le cas  de  M. Safwat Musallam, Président du Groupe EgyptAir, qui assumera les fonctions de Président du Comité Exécutif. Le Colonel Chance Ndagano, PDG de RwandAir fera office de Premier Vice-président tandis que M. Sebastian Mikosz, PDG de Kenya Airways, le secondera en tant que Deuxième Vice-président du Comité Exécutif.

Le Comité Exécutif de l’AFRAA est responsable de la supervision de la politique de l’Association et de l’artisanat, ainsi que de la supervision de la mise en œuvre des projets et programmes par le Secrétariat qui, lui, sera dirigé par M. Abderahmane Berthé. Il traine une grande expérience de 28 ans dans l’industrie aéronautique, dont 16 ans en tant que PDG de compagnies aériennes.

En termes des résolutions, les 23 États qui se sont engagés à la pleine mise en œuvre de la Décision de Yamoussoukro sur le marché du transport aérien unique africain ont été invités à respecter leur engagement afin de stimuler le développement du transport aérien interafricain et la réalisation des objectifs économiques et sociaux de l’aviation.

Tenez, 365 000 passagers transportés en 2017 contre 208 000 en 2016 avec 77 millions de dollars (environ 64 millions d’euros) comme chiffre d’affaires escompté (36 millions en 2016), l’année s’est conclue en beauté pour la toute l’entreprise. Des performances très confortable dans la capacité de la compagnie à atteindre ses objectifs : franchir la barre des 400 000 passagers et des 99 millions de dollars de revenus en 2018.

« Nous avons prévu d’être rentables à la mi-2019 » (Désiré Balaziré). Certes le marché intérieur du pays, où Congo Airways dessert dix villes, est naturellement porteur. Une population de 80 millions d’habitants sur l’un des territoires d’Afrique les plus vastes (quatre fois la France) et les plus enclavés, où les airs constituent la route la plus pratique pour se déplacer. Désiré Balazire travail nuit et jours pour que les passagers qui passaient par Nairobi ou Addis-Abeba pour se rendre de Kinshasa à Lubumbashi ou à Goma soient très bien servi par son entreprise

DESIRE BALAZIRE SIGNALE QUE CONGO AIRWAYS EST LA SEULE COMPAGNIE À UTILISER DES AVIONS DE PLUS DE 150 PLACES, INSISTE

La compagnie Congo Airways est détenue par l’État et par des opérateurs telle que la Gécamine. Le Léopard volant  vise le régional. Elle a ouvert d’abord une ligne vers Johannesburg et entend être présente au Cap, à Lusaka, Harare, Dar es-Salaam, Bujumbura, Nairobi, Addis-Abeba, Bangui, Douala, Cotonou, Abidjan, Pointe-Noire et Luanda. Viendra ensuite l’ouverture de liaisons intercontinentales vers Paris, Dubaï ou Canton, en 2020.

Pour servir ces ambitions, sa flotte comprendra dix appareils. « C’est logique, c’est le seuil sous lequel une compagnie ne peut pas survivre », commente-t‑on chez un constructeur. Propriétaire de deux A320 et de deux Bombardier Q400, le transporteur entend louer quatre A320 et deux Dreamliner neufs, ainsi que des petits modules pour les courtes liaisons. « Pour cela, il lui faut convaincre les loueurs, donc les banques, de sa solidité financière », poursuit l’avionneur.

Bien que figurant sur la liste noire de l’Union européenne l’UE à cause de (71 crashs, 234 décès entre 2008 et 2016), tombeau de nombreux transporteurs dont Korhogo Airways, filiale de Brussels Airlines en 2015, Congo Airways y parvient. Sa discipline financière et managériale rassure acteurs financiers, constructeurs et sous-traitants.

« Nous avions anticipé 22 millions de dollars de pertes en 2017 ; à la fin d’octobre, nous n’en étions qu’à 6 millions », révèle le DG, comptable de formation et ex-conseiller chargé du climat des affaires à la primature. Des économies ont été générées en supprimant le catering sur les vols de moins d’une heure. Les salaires des agents ont été réduits de 17 %. Les effectifs ont diminué de 426 à 329 employés. Une transparence associée à des procédures antifraude et à un respect scrupuleux des normes internationales de sécurité.

Déjà audité par l’UE, par le pétrolier Total et par plusieurs sociétés minières, Congo Airways devrait se voir délivrer sa certification Iosa (Iata Operational Safety Audit) d’ici à la fin de février, sésame indispensable pour opérer vers l’Europe. Mais ces bonnes pratiques survivront-elles à l’instabilité politique qui règne dans le pays ? Une grande partie de la réponse réside dans le soutien que lui apporte le gouvernement. « Jusqu’au départ du Premier ministre Augustin Matata Ponyo en novembre 2016, Congo Airways avait bénéficié de son appui, qui l’avait préservé du népotisme à l’origine de la ruine de tant de compagnies », relève un observateur. Aujourd’hui, son DG se retrouve plus isolé pour garantir la bonne gouvernance.

Nouvelair en appui

Le 15 janvier 2018, Congo Airways signera un contrat avec la compagnie tunisienne privée Nouvelair pour la location d’une durée de cinq mois d’un A320. Cette dernière lui fournit déjà pilotes, instructeurs et chefs personnels navigants commerciaux. En 2016, quinze experts tunisiens avaient accompagné Congo Airways dans la mise en place des procédures de sécurité.

Créée en 2015, la compagnie aérienne nationale de la RDC fait sa marche vers la croissance. Le transporteur pour intensifier ses services poursuit le renouvellement de sa flotte.

Annoncée pour mai 2022, la livraison des 4 nouveaux aéronefs de type Embraer, qui devraient venir étoffer la flotte de Congo Airways (la compagnie nationale de la RDC) devrait s’effectuer plus tôt que prévu. La réception des 4 appareils va s’effectuer en deux phases, la première en décembre de cette année et la deuxième en décembre de l’année prochaine. C’est ce que révèle le DG de la compagnie Désiré Balazire Bantu, lors de son passage à la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), le mercredi 2 juin. 

Dans le cadre de la nouvelle dynamique de croissance amorcée par la compagnie, ses dirigeants avaient annoncé en janvier 2021 l’acquisition des quatre Embraer : deux E190-E2 de 96 sièges et deux E195-E2 de 120 sièges. La facture des commandes était estimée à 272 millions $. Les nouveaux appareils devraient permettre au transporteur de construire et d’intensifier son réseau domestique, régional et international en vols passagers et cargo.

Par ailleurs, le directeur général du pavillon aérien congolais a révélé un plan d’acquisition d’autres aéronefs moins grands. « Nous sommes aussi en train de travailler avec d’autres avionneurs pour que nous puissions avoir des modules plus petits afin que nous puissions aller dans les aéroports où nous ne pourrons pas avoir beaucoup de passagers ».

Actuellement, la flotte réelle de Congo Airways est composée de quatre appareils (deux A320 et deux Q400) dont deux sont fonctionnels. Les deux autres étant en maintenance.

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