Monde/7 septembre 1997 : L’histoire de la fin de la vie du marechal Mobutu!

L’ ancien président de la République démocratique du Congo, alors Zaïre, Joseph Désiré Mobutu dit Sese seko kukungwendu waza banga, mourrait, le 7 septembre 1997 à Rabat au Maroc, de suite d’une longue maladie aggravé et précipité par son renversement au pouvoir par Laurent-Désiré Kabila et l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo « Afdl » il y a cela 24 ans.

Julien ntabaza

La maladie du président Mobutu avait trop durée. Il n’était plus en mesure de mener à bon port des politiques pour changer la situation sur le terrain. Seule chose qui le préoccupait, c’était sa santé. Pendant ces temps, le pays faisait face à plusieurs problèmes aussi bien à l’interne qu’à l’externe. A la porte, il y avait une rébellion de l’Afdl, soutenue et résolument décidé d’en finir avec le maréchal Mobutu considéré le diable. C’est là, la goute d’eau de trop qui a deborbé et entraîné par tere l’océan Mobutu un certain 17 janvier 1996. Le choc était trop dure et difficile à supporter à tel enseigne qu’après une année et 8 mois, soit le 7 septembre 1997 Mobutu décède. Il totalise 24 ans jour pour jour.

Noter que le Roi du Zaïre a terminé la fin de son règne dans de circonstances très difficile. Seul avec ses deux femmes et quelques enfants très malade, abandonné par plusieurs de ses collaborateurs avec lesquels il a régné durant 32 ans.

Décédé presque seul à Rabat, au Maroc où il a été enterré en toute intimité, son corps n’a jamais été rapatrié au pays de ses ancêtres. Non pour des raisons politiques, mais plutôt familiales. À l’époque, Joseph Kabila était ouvert au rapatriement. Mais la famille biologique ne s’est pas accordée pour certains préalables. Depuis, la machine a bloqué.

Arrivé au pouvoir, Félix Tshisekedi a également promis le retour au pays de cet ancien président. Mais cela ne peut se concrétiser sans le feu vert des Mobutu.

En attendant, le Grand Léopard, président fondateur du Mouvement populaire de la révolution (MPR), l’Unificateur, le Pacificateur, le Rassembleur… comme il aimait bien qu’on l’appelle, totalise 24 ans loin de son Zaïre, après 32 ans de règne.
Il est mort en exil d’un cancer de la prostate dans un hôpital de Rabat.

Le 17 mai 1997, il était contraint de quitter Kinshasa, alors aux mains des rebelles dirigés par Laurent Désiré Kabila.

Dictateur, Mobutu Sese Seko avait néanmoins dirigé son pays d’une main de fer. « Vous aviez un président qui avait l’éloquence, la corpulence, et l’élégance », disait une étudiante camerounaise à l’Université de Kinshasa.

Aujourd’hui, la tombe de l’ancien homme fort du Zaïre jouxte les sépultures anonymes de compatriotes migrants, morts noyés dans la méditerranée.

On peut tout lui refuser, mais il était le symbole de l’unité nationale.

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