Rdc/Mines – Energies : Vers des solutions idoines !

La problématique du déficit de l’énergie électrique dans les activités minières en provinces, principalement au Katanga est devenue plus que préoccupante.  La demande de l’énergie électrique est très élevé par à l’offre. Les opérateurs oeuvrant dans le secteur travaillent nuit et jour pour palier à ce problème afin de faire fonctionner convenablement l’industrie minière.

Les décideurs/MC

L’eau, c’est la vie, dit-on. L’électricité, elle, c’est le développement. Tout autour d’elle se développe des activités économiques. C’est sur ça que les investisseurs et opérateurs miniers s’y attèlent avec des projets de production de l’énergie électrique pour changer la donne de faible fourniture en interne et de l’importation de l’énergie Zambienne (110 Méga).

Le processus de ses grands projets sont en effet enclenchés mais il faudra encore patienter quelques années avant de voir les mines être mieux alimentées en énergie électrique.

Il faut noter que l’entreprise Kipay Investment  matérialise l’un des projets du secteur énergétique dans la région du Katanga.

A en croire le directeur de Kipay Investment, Eric Monga, elle veut  produire 110 mégawatts et alimenter tant les mines que les ménages. Les travaux de construction d’une  centrale solaire  à Fungurume et un barrage hydroélectrique sur la rivière Lufira démarrent  l’année prochaine.

Il indique en outre qu’il y a des préalables à remplir.

« La construction de l’ouvrage ne peut commencer que lorsqu’il y a accessibilité sur le site et pour cela, il  faut une route. C’est pourquoi nous avons commencé à ouvrir la route. De la route qui va vers Mitwaba, il faut  75 kilomètres pour rejoindre le site ou sera érigé le barrage hydroélectrique. Nous croyons qu’avec l’arrivée de la saison sèche, les travaux vont avancer »(Eric Monga).

Des projets ici et là, à Lubudi !

Trois grands projets figurent au menu sur Lubudi, dans la province du Lualaba toujours dans  la région du Katanga. Le boom minier dans cette contrée fait augmenté la demande en  énergie électrique malgré la construction du barrage hydroélectrique de Busanga de 240.

Les trois autres projets  que développe l’entreprise Tembo Power  avec production de 115 mégawatts visent justement à rencontrer cette demande.

Les entreprises minières  doivent prendre leur mal en patience. Les travaux de ses projets s’étendent sur 3 ans.

« Nous avons trois projets de centrale hydroélectrique en cascade. Il y a celui qui s’appelle Kawa  de 17 Mégawatts, Dikolongo de 17.5 Mégawatts et Kambunji de 31.5 Mégawatts. Et ils sont accompagnés d’un autre projet, celui d’une centrale  photovoltaïque de 50 mégawatts. Pour l’heure, nous attendons du gouvernement Congolais la signature du contrat de cession. C’est un projet de plus de 280 millions de dollars américains. Nous espérons  commencer les travaux en septembre 2023. Ça va prendre en tout 42 mois pour les 115 mégawatts à  mettre en service » (Directeur des projets).

Les travaux sont de plusieurs ordres

Il s’agit principalement de réhabiliter les centrales existantes en RDC. Le secteur minier n’est pas le seul demandeur d’énergie électrique. L’industrie et même les ménages ont, eux aussi, un accès faible à l’électricité. C’est le cas à Kisangani dans la province de la Tshopo au Nord-Est du pays. Pour un besoin de 40 mégawatts, la  centrale hydroélectrique de la Tshopo, vieille de plus de 60 ans, ne produit environ que 2.5 mégawatts à la suite d’une panne et à la vétusté du matériel. Un projet d’appui à l’amélioration de la desserte en électricité est en cours d’exécution, explique Hamed Ben Haj, directeur de l’entreprise Congo Energy.

« C’est un projet d’une centrale électrique qui produit de l’énergie solaire. On a aussi la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Tshopo 1. Actuellement, on est en train de  mettre en place le réseau de distribution afin de desservir  aussi bien le commerce que l’industrie dans la province de la Tshopo ».

D’ici 2030, la RDC ambitionne de relever le niveau d’accès de la population à l’électricité – soit de moins de 10 % à 30 %.

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