Coopération régionale/ Regards sur les Conflits Ougando-Rwando Congolais : Fatshi, tout un mandat problématique !

Les différentes politiques menées par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo quatre ans après l’exercice du pouvoir  ne rencontrent absolument pas les attentes de la population. Les revendications des travailleurs dans pratiquement toutes les categories sociaux professionnelles de la vie nationale s’observent ici et là. Le grincement des dents se font entendre. C’est arrivé maintenant dans les rangs des forces armées congolaises dont il en est le commandant suprême. Tous les secteurs de la vie nationale sont tendus. Des mauvaises notes réalisées jusqu’ici le met sur la porte de sortie.   Sa réélection aux prochaines élections se joue maintenant sur le terrain sécuritaire.

 

Editorial de Julien Ntabaza

En effet, à une année et demie de fin mandat, l’insécurité à l’est de la Rdc refait surface. Montée des tensions de tout genre entre la Rdc et le Rwanda. Le nez du problème ou à la base, les attaques des positions des forces armées congolaise et de tueries des populations par le mouvement rebelle dit M23. A côté, l y a aussi la présence d’autres forces négatives étrangères sur le sol congolais, FDLR, MBORORO etc connus par tous (communauté internationale). Ces forces négatives étrangères sont pourchasser par leurs armées régulières dont les hostilités se déroulent en Rdc et les populations congolaises innocentes en paient gratuitement le prix. C’est en vertu de quel principe qu’agissent ses états, pays amis et voisins. La question se pose. Ils sont d’ailleurs soupçonnés d’appuyer ses mouvements pour semer l’insécurité aux fins d’exploitation des ressources naturelles de la Rdc.

L’histoire nous renseigne que les conflits Ougando –  Rwando Congolais remontent d’il y a longtemps, voir même à l’époque coloniale. La question a évolué dans le temps et a pris d’autres formes et tournures. Plusieurs contentieux fossilisés, d’animosités anciennes, de haines sédimentées et de diverses compétitions au tour des positions de rente sur le sol de la République Démocratique du Congo.

Il faut indiquer que de nombreux paysans Rwandais furent installés premièrement sur les collines de Masisi, aménagées pour la circonstance ; 25 000 ont été déplacés entre 1933 et 1945. 60 000 autres entre 1949 et 1955 (voie revue internationale et strategique 2014/3, n° 95). Les migrations se sont organisées à l’initiative des autorités belges. Cela constituer un peuplement supplétif contrairement aux migrations de population plus spontanées qui déversaient dans l’agriculture et l’élevage.

L’administration coloniale estimait déjà en 1955 à 170 000 le nombre de Rwandais installés au Congo. Les Banyamulenge, une communauté Rwandophone venus de Mulenge, un affluent de la Ruzizi.

Les différentes crises nées en 1960 et l’évolution dans les pays voisins, le Rwanda et le Burundi se sont introduites par une nouvelle vague des réfugiés. Concurrents d’autant plus indésirables que les espaces de culture étaient exigus et que les conflits politiques empruntaient le langage agressif de l’ethnicité. La question a évolué et prendra une autre dimension en 1973, le flux est d’une vingtaine de millier par an grossissant les rangs des Rwandophones sédentarisés. Les migrants mondent Kivu, l’intégration se fait aisément d’autant plus que Kivu ressemble à leurs pays d’origine avec une succession des montagnes verdoyantes, d’une culture commune de la vache et du bananier, des langues proches, des traditions de pouvoir royal équilibré par des contre – pouvoirs. La seule distinction pertinente est celle liée à l’origine entre autochtones (Hunde, Nande, Nyanga), d’ un côté et allochtones (Hutu et Tutsi) de l’autre.

Signalons que le débat sur la nationalité date de l’époque du président Mobutu. Lorsqu’il dénonça le pseudo-projet de certains leaders Tutsi de détacher Kivu du Congo en vue de créer la République du Volcan avec la fusion de l’Ouganda – Rwanda et Burundi. Face à la mise en cause de leur nationalité et par voie de conséquence de leurs acquis fonciers, les Banyamulenge ne pouvaient que s’organiser en résistance.  Un peu partout dans la région du Kivu des mutuelles ethniques, structures d’entraide et d’autodéfenses émergèrent. Elles allaient exacerber les affrontements. Les incidents sanglants furent nombreux dans les deux sites économiques stratégiques de l’est de ce qui était devenue Zaïre. Le Masisi (1991  – 1993) et Walikale (1992). Du fait de la défaillance de l’état à établir la sécurité des milices d’autodéfense s’organisèrent dans les villages se donnant le nom de (mai mai : invulnérable).

Le déchainement des violences au Rwanda en 1944, ses conséquences se déversent au Zaïre voisin devenue plus tard Rdc. Cela au vu de la justice internationale. La journaliste Belge Colette Brackman avait documenté des faits de génocide et des crimes contre l’humanité dans ses travaux intitulé « Les Métastases du génocide Rwandais ». Toute une dissertation sur l’extrême barbarie qui régna et continue de regner au Congo depuis le drame Rwandais complice de la communauté internationale à travers les multinationales.

Notez, en Juillet 1994, 1,5 million des Hutus Rwandais se dirigèrent vers la frontière de Goma fuyant les conséquences de la tragédie que certains d’entre eux avaient provoquée. La catastrophe humaine représentée par cet afflux dans les provinces de l’est sera signal du transfert de l’ancestral conflit ethnique Rwandais au Congo. A Kigali, on fut très vite convaincu que les camps des réfugiés nés de cette situation étaient sous la coupe des milices Hutus Interahamwe créée en 1992 par le mouvement révolutionnaire national pour le dévelopement « MRND », parti de l’ancien président Rwandais Juvenal Habyarimana et des membres Hutus de l’ancienne armée Rwandaise, donc d’anciens génocidaires. Le prétexte étant ces derniers préparaient une invasion. La nouvelle armée Rwandaise avec Paul Kagame fut convaincu de la nécessité de se défendre et défendre l’intégrité territorial du Rwanda en occupant la partie orientale du Zaïre. Derrière cette raison militaire se cachait une autre, beaucoup moins avouable, corroborée notamment par les rapports de l’organisation des Nations Unies à l’époque. Le dessein de Kigali était alors de profiter du chaos ambiant pour faire main basse sur une partie des richesses du Zaïre etc.

Tout un complot d’une branche des décideurs dominant et influent de la communauté internationale.

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