Rdc/Fonds restauration paysages miniers : Le nerf de la guère de la société civile !

La taxe de déboisement que paient les sociétés forestières et entreprises minières en République démocratique du Congo « Rdc » fait couler beaucoup d’encres et des salives dans les organisations de la société civile.  Un seul point soulève ce débat. L’ inexistence des espaces réboisés. Ce, depuis deux décennies de l’entrée en vigueur de ladite taxe. Le débat est lancé sur l’usage des fonds générés par cette taxe. Où serait logé ces moyens, qui les gèrent, pour quoi n’ ont – ils pas utilisé ces fonds à la réalisation de la mission et des objectifs lui sont assignés ? Au tant des questions se posent. Les miniers sont confus. L’Inspection générale des finances reste silencieuse.

Deux décennies après, les espaces reboisés sont pratiquement invisibles.

L’on se pose la question de savoir à quoi a servi ces fonds perçus des miniers et consorts.

Noter que les exploitants forestiers ou miniers s’engagent à travers le paiement des taxes, notamment la taxe de reboisement, à faire restaurer les paysages dégradés par leurs activités.

En outre, l’exploitation des concessions forestières ou des carrés miniers entraine de vastes superficies de forêts ou de savane boisées à la destruction avec perte d’arbres important.

Alors, la province de Katanga riche en cuivre, cobalt et manganèse, dans le Sud-est de la Rdc avec quelques 200 compagnies minières opérant sur son sol depuis pratiquement 16 ans soit en 2006, l’année marquant l’histoire des mines dans le pays. L’on se rappel du concept boom minier inséré dans le vocabulaire des recettes de l’état. C’est l’apogée ou l’explosion de l’exploitation des gisements miniers, à la suite du démembrement de la société publique de cuivre et cobalt Gécamines (Générale des carrières et des mines).

Des collines sont rasées, des terres fertiles et des bois de la forêt claire du Katanga, en premier. Les paysans qui profitaient de ces sols, eux, se trouvent parfois forcés de trouver de nouveaux emplacements pour leurs villages, et de nouvelles terres agricoles.

Mine de coltan en République démocratique du Congo. L’extraction des minéraux comme le coltan, qui est utilisé dans la production de téléphones mobiles, contribue au boom minier.

Pour répondre aux différentes inquiétudes des organisations de la société civile soulevées ci – haut en rapport avec des moyens générés par des taxes en exploitation des ressources naturelles du pays la réponse est simple.

Il est difficile à ce jour faute de données fiables d’évaluer l’ampleur de la déforestation due aux activités minières industrielles dans la région.

Toutefois, les environnementalistes ainsi que les pouvoirs publics ont identifié les causes et acteurs majeurs. Ce sont : l’implantation des entreprises minières, l’agriculture industrielle et la pression anthropique sur la forêt en termes de demande de bois-énergie.

A en croire le coordonnateur provincial de l’environnement du Katanga, Jean Pierre Ilunga, il n’ y a pas des fonds alloués à la division de l’environnement. Il plus qu’urgent de prendre des dispositions dont notamment la restauration de nos forêts avec le reboisement.

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