Rdc/ Politique & société : Blanchet Dimonekene Nzau dans le viseur des services de sécurité !

L’ opposant membre du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement « ECiDé » au régime Tshisekedi, Blanchet Dimonekene Nzau, ingénieur civil de l’University of South Africa d’Afrique du Sud court un danger permanent. Il est dans le viseur des services de sécurité. La police nationale congolaise le recherche pour des raisons sécuritaires. Malheureusement pour les services, mais heureusement pour lui, il participe aux travaux  de « Greenbuild International conférence and Expo » à San Francisco en Californie aux USA du 01 au 03 novembre 2022.

Jules César Mokonzi 

En effet, la rédaction du groupe de presse Les décideurs a contacté l’intéressé en direct des états Unis d’Amérique pour en savoir un peu plus sur l’avis de recherche de la police numéro 1313/022 du 03 novembre 2022 lancé en sa personne.

Les décideurs ;

1) voulez vous bien nous entretenir sur l’objet de cet avis de recherche numéro 1313/022 du 03 novembre 2022 ?

Réponse1/

Je m’appelle Blanchet Dimonekene Nzau. Je suis ingénieur civil. J’ai 34 ans. Je suis membre du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement « ECiDé » de Martin Fayulu MADIDI, candidat président aux élections (présidentielle et législatives) de 2018. Nous revendiquons sa victoire à l’élection présidentielle d’où le vocable président élu.

Il faut dire d’entrer de jeu que je suis choqué d’apprendre qu’il y a un avis de recherche de la police sur ma personne dans mon pays. Ce que j’ai fait, je l’ignore. Mais en tant qu’acteur politique je sensibilisais et éveillais mes compatriotes surtout notre jeunesse ( des jeunes gens de 18 à 30 ans) d’être prudent contre les infiltrations et la collaboration parmi nous des personnes en mauvaise intelligence avec les rebelles du mouvement du 23 mars « M23 ». Je ne savais pas que cette activité aussi noble qu’elle est pour l’amour de la mère patrie m’attirerai autant d’ennuis et des ennemis ( les plus haut placés dans le régime en place aussi dans les institutions de la République, à l’armée, à la police qu’aux services de renseignements) dans mon propre pays. Le travail que je faisais n’avait comme but que de conscientiser des jeunes. Je le faisais quand j’en avais l’occasion, un peu partout. Dans des coins des rues, dans des avenues, dans des arrêts de bus. Il n’y avait qu’un seul message, celui de dénoncer toute infiltration étrangère sans faire violence, ni discrimination ethnique, sans xénophobie et en condamnant l’intolérance sous toutes ses formes.

Secundo. Je condamnais dans toutes mes interventions le mixage et le brassage des groupes armés au sein de nos forces armées congolaises, forces de défense et de sécurité opéré par les autorités du pays. Cette pratique, il faut le souligner ici malheureusement a introduit beaucoup des infiltrés d’origine étrangère dans nos services ( institutions, armée, police et services de renseignements). Cette théorie est à la base même de la plus grande infiltration que n’a jamais connu notre pays. Ça, nous le décrions jour et nuit. Ces infiltrés on les voient saboter les efforts de l’armée régulière pendant les opérations de guerre. Ils détournent les munitions des éléments en plein opérations au profit des rebelles. Nous pensons que cette guerre ne finira jamais tant que ces infiltrés sont dissimulés dans l’architecture décisionnelle de la hiérarchie du pays. Il faut donc se débarrasser d’eux. Les mettre à la disposition de la justice pour que celle ci s’en occupe. Malheureusement, les autorités du pays confondent les choses. Au lieu d’ouvrir les yeux , non, ils pourchassent les adversaires politiques qui éveillent la conscience  des compatriotes, les assimilent aux fauteurs de troubles. Voilà, juste pour avoir dénoncé cela, la police lance un mandat d’arrêt contre moi pour me réduire en silence comme ils ont l’habitude de faire taire les opposants. L’inquiétude est que les opposants sont arrêtés, emprisonnés dans des cachots de l’ANR arbitrairement sans procès et pendant plusieurs jours. Je n’arreterai pas ce combat jusqu’à la libération de mon peuple des infiltrations étrangères. D’ailleurs, je suis content d’apprendre que l’assemblée nationale votera une loi contre le brassage ou l’intégration des groupes armés au sein des forces armées congolaises, de défense et de sécurité de notre pays. Pour moi, c’est une victoire de notre combat.

Je remercie donc votre journal de m’avoir donné la parole afin d’éclairer l’opinion publique sur cet avis de recherche. A très bientôt chers compatriotes.

 

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