Présidence Cop 15/ Climat, biodiversité & dégradation des sols : Interview d’Alain Richard Donwahi ;  » j’exécute les politiques des pays parties de la convention » !

Le président de la Cop 15, Alain Richard Donwahi s’engage à mener des politiques des pays parties de la convention du système des nations unies sur le climat aux bons ports. C’est ce qu’il a révélé à la presse congolaise lors d’une interview qu’il a accordé, le 21 mars dernier à l’occasion de sa première visite en République démocratique du Congo en sa qualité du président de cette organisation et en marge de la célébration de la journée internationale des forêts.

Ci-dessous l’intégralité de son intervention dans un jeu des questions des journalistes et ses réponses.

Propos recueillis par Julien Ntabaza

1. Première question du journaliste Nathalie Seka ; « Si l’ on considère votre mission sous le signe de l’espoir pour booster le plaidoyer afin de permettre à la Rdc qui se déclare pays -solution de bien profiter des services qu’elle rend au monde, quel serait selon vous les deux ou trois choses à dire capables de vous convaincre que cette mission aura été un succès ?

R1. président Alain Richard Donwahi.

C’est un succès pour moi de venir ici en République démocratique du Congo. En deux ans seulement de mon élection à la tête de la Cop 15, je dois vous avouer que c’est difficile de visiter tous les 200 pays (196 pays africains+ 4 pays de l’Union Européenne) qui ont porté leurs choix sur ma modeste personne à fin de présider à la survie de cette organisation. Des visites dans les états parties de la convention visent essentiellement l’appropriation des réalités que vivent ses pays là. Pour commencer le travail, il a fallu donc opérer un choix. Et, c’est la Rdc qui avait été choisi. Ce pays représente beaucoup en matière des solutions à apporter dans la lutte contre la déforestation, la dégradation des sols et la sécheresse.  C’est déjà un succès d’être ici en Rdc. Succès aussi parceque j’ai pu rencontrer des personnes importantes qui seront à la base de la réussite de toutes les décisions que nous mettrons en œuvre dans nos pays respectifs. Puisque ce sont eux « les décideurs politiques » personnes ressources devant solutionner ses problématiques. En suite, j’ai rencontré des responsables des agences du système des nations unies qui doivent mettre en œuvre des propositions formulées lors des travaux de la convention puis les bailleurs de fonds (multilatéraux) pour savoir exactement différents problèmes qui se posent au financement des projets et à l’aboutissement de financements des projets afin de réaliser concrètement des objectifs assignés. Pour moi, c’est une mission encourageante. Elle va ouvrir la voie à d’autres missions. Comme je l’ai dis, nous (présidence de la Cop 15) avons l’intention d’établir des partenariats concrèts avec notamment le PNUD. Ce dernier a l’avantage de travailler déjà avec le gouvernement congolais. Ces partenariats vont faire en sorte qu’ensemble nous puissions agir dans le sens d’aider donc le gouvernement de la Rdc à être modèle des solutions et projets de mise en œuvre pour lutter contre les problématiques de désertification, dégradation des sols et sécheresse en faveur des populations.

2. Deuxième question du journaliste CostaMafuta en rapport avec la convoitise d’autres pays sur les ressources naturelles de la Rdc sources des multiples agressions dans ce pays ?

R2. Pr. Cop15 Alain Richard Donwahi.

Le travail qui doit être fait ne dépend pas de Dieu. Ça ne dépend que nous « les hommes ». Nous ne pouvons pas considérer qu’un pays comme la Rdc assis sur des ressources naturelles innombrables, autant qu’elle a aussi des ressources humaines importantes. Et donc, n’est pas réussir les défis auxquels le pays est confronté ça je ne peux le penser même un seul instant. Je suis rassuré pour avoir discuté avec les dirigeants qui ont montré non seulement l’intérêt qu’ils ont de faire avancer les choses mais surtout la connaissance, mieux, une connaissance pratique des problèmes qui empêchent certains programmes de se mettre en œuvre. Ils ont manifestement l’intention de trouver des solutions aux problèmes. Ils doivent d’abord compter sur eux mêmes. Ça c’est important. Vous savez que les générations évoluent, la prise des consciences aussi. L’état d’esprit que j’ai trouvé ici me permet de croire que les actions positives seront réalisées pour que tout ceci produisent des résultats tant attendu. Ce n’est pas seulement l’affaire des dirigeants, il y a aussi la responsabilité des populations elles mêmes. C’est pour cela nous avons évoquer lors de nos différents entretiens avec nos interlocuteurs la question de sensibilisation pour que chacun soit conscient de son apport à mettre en contribution pour améliorer notre environnement. Nous avons également ce 21 mars, jour de la célébration de la journée internationale des forêts procédé à un planting des arbres dans une école (Sacré cœur de Gombe) avec des élèves. C’est quelque chose qui m’a beaucoup plu. Puisque dans un passé récent, lorsque j’étais ministre des eaux et forêts en Côte d’Ivoire nous avions durant trois années de suite procéder à des opérations nationales de planting. Des écoles avaient été associer. Et nous avions fait beaucoup de planting. L’objectif était la promotion des clubs environnementaux et écologiques dans des écoles. Les élèves sont informés dès leurs plus jeune âge à cette problématique et développent des bonnes pratiques et gestes de protection de l’environnement dans leurs vécu quotidien. Je pense qu’en Rdc, il y a tous les atouts nécessaires pour que la mission, les actions entreprises soient une réussite. Il va falloir mettre en place une bonne coordination, avec beaucoup de volonté et d’appropriation. Ne pensons pas que les solutions viendront de l’extérieure. Non, les solutions viendront de l’intérieure. Ce, par des communautés elles mêmes concernées par cette lutte. Vous savez, si vous êtes un paysan et que vous vivez de l’agriculture et que l’on vous dise de préserver une forêt ou des arbres. Il faudrait que vous sachiez que cela a un intérêt pour vous. Ça peut vous procurez des fruits. Ces arbres peuvent vous aidez à vivre et tirer profit. C’est en ce moment là que vous allez vous rendre compte que c’est une ressource vitale qu’il faut protéger. Il faut que tout le monde s’y implique. C’est très important. Faire circuler l’information à tous les niveaux. Du plus haut niveau jusqu’au bas de l’échelle des couches sociales du pays. La préservation de l’environnement et des forêts n’est pas seulement l’affaire des dirigeants politiques ou économiques. La Rdc a trop des richesses dans la biodiversité à préserver. Vous devez considérer qu’ici au Congo c’est le modèle à apporter en Afrique et a un monde. C’est ce que moi j’ai pu constater ici et que je m’engage entant que président de la Cop 15 pendant mon mandat à promouvoir tous ce qu’il y a.

3. La Troisième question du journaliste Alain aborde le sujet finances carbone et développement territorial. 

R3 président Alain Richard Donwahi.

Il faut saluer premièrement les efforts du gouvernement de la République démocratique du Congo qui est en train de mettre en œuvre une politique de développement territoriale. C’est une très bonne. Il faut absolument décentralisée la gouvernance. Cela va aider les régions à participer dans le développement du pays. Et s’agissant du financement carbone, il faut le chercher et il faut le trouver. C’est ici que le besoin d’innover est vivement souhaité. Puisque nous connaissons bien le financement traditionnel, ses avantages et désavantages. Vous avez parler de la finance carbone. Il y a plus que ça. Il y a une nouvelle finance qui va s’établir avec la biodiversité. Il faut s’y intéresser. Il faut en parler. Il faut être au devant de cela. Vous devez considérer ce pays comme une solution aux problèmes climatiques, de déforestation en Afrique. Il n’y a pas d’autres choses à dire. C’est une réalité. Il faut le prouver sur terrain.

4. Et la quatrième question pour finir, c’est celui du journaliste Julien Ntabaza portant sur la stratégie de la Cop 15 pour combattre efficacement la sécheresse, dégradation des sols et la déforestation; 

R4 président ARD.

Ma stratégie est simple. Celle qui consiste d’aller vers ceux qui peuvent induire la mise en œuvre des projets, ceux qui peuvent induire le changement, induire le financement des projets, allé vers des populations pour leurs montrer et faire comprendre l’intérêt qu’ils ont à protéger leurs environnements.

 

 

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