Monde/Développement – Forum Afrique : Idesbald chinamunala porte plus haut la voix de l’électrification des services énergétiques en milieux rural et périurbain congolais !

La voix de l’agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieu rural et périurbain « Anser » de la République démocratique du Congo, a été porté, au plus haut niveau à l’international sur le développement de la Rdc, lors du forum Afrique, organisé par le conseil français des investissements en Afrique « CIAN » à Paris. C’est une signature du chairman de l’Anser, Idesbald chinamunala. Il a fait le point sur les avancées du travail abattu à l’aube de la libéralisation du secteur de l’électricité en rdc jusqu’ici. C’est bien capté et reçu des oreilles des investisseurs mondiaux.

Julien Ntabaza  

En effet, la radio France Internationale « RFI », a, à la fin des travaux, offerte aux différents responsables des services de la Rdc conviés à ce forum, son temps d’antenne pour expliciter chacun en ce qui le concerne les matières développées au cours des travaux du forum Afrique édition 2023. C’était  lors d’une interview avec Bruno Faure dans éco d’ici – éco d’ailleurs, samedi 22 avril courant à Novotel Paris Centre Tour Eiffel.

Dans l’introduction de son intervention et répondant à la question du journaliste français de RFI Bruno Faure sur l’activité de l’Anser, le chairman de l’Anser Idesbald chinamunala fait observer que le travail de l’électrification des milieux ruraux et périurbains ne s’agit pas seulement des amours du village mais beaucoup plus de l’économie. Ce travail a une autre tâche celle de remettre dans le circuit économique du pays 75 pourcent de la population exerçant des activités agricoles dont la contribution est faible dans le produit intérieur brut « PIB » faute de l’ électricité et autres infrastructures de transformation. Cette situation ne les permettent pas de créer des chaînes de valeur.  L’Anser vient donc joué le rôle de les offrir l’électricité qui va leur permettre de se remettre dans le circuit économique et de valoriser leur potentiel.

S’agissant de la gestion du passé et la fin du monopole de la Snel,  le directeur général de l’Anser Idesbald chinamunala souligne que la libéralisation du secteur de l’électricité est une bonne chose. Le besoin d’argent était énorme. La Snel, elle même n’a pas pu électrifiée tout le pays. Son bilan de 40 ans de travail avait montré clairement que les moyens que l’état mettaient à sa disposition étaient faibles alors que le besoin des capitaux est important. L’heure avait sonné pour justement ouvrir le secteur.

Pour ce qui est de la fiscalité,  le directeur général Idesbald chinamunala indique qu’il existe bel et bien un cadre de dialogue permanent entre le secteur privé et le gouvernement. C’est là que les discussions sont menées de manière transparente et directe. Il y a lieu d »ailleurs, d’indiquer que c’est le secteur privé qui avait soulevé cette problématique. Il a révélé également l’existence d’un arrêté interministériel avec plusieurs taxes. Il fallait revoir et assainir les choses. Un compromis est en train d’être trouvé. Il faut dire que des efforts sont faits sur cette question de fiscalité. Une sorte de superposition des taxes au niveau national et local. L’on annonce cependant des mises au points d’ici peu sur cette problématique.

Quant à la question des infrastructures, des grands barrages, des petits barrages, les décentralisés…, Idesbald chinamunala rappel en outre les deux piliers de la politique gouvernementale sur ce sujet et martèle qu’il faut étendre le réseau mais pas pour couvrir l’ensemble du territoire national et faire la promotion des minis réseaux. Cette dernière c’est à dire le pilier concernant la promotion des minis réaux est placé sous la charge de l’Anser que Idesbald chinamunala a la lourde responsabilité de conduire. Ce travail se fait suivant les normes et la réglementation édictée par le ministère des ressources hydrauliques et électricité patron du secteur de l’électricité.

Sur la diversification mixte des énergies, Idesbald chinamunala conscient du fort potentiel hydroélectrique (97 pourcent) de son pays estime qu’avec le changement climatique et ses corollaires, problématique de saison sèche, tarissement des rivières, etc. qu’il faille développer des énergies renouvelables. L’on constate déjà que l’Anser y travaille. Elle est à pied d’œuvre avec l’exploitation de la géothermie, de la photovoltaïque et le solaire. Elle soutient cependant le projet cent pourcent congolais. L’exemple le plus éloquent est celui de la construction de la centrale photovoltaïque à Lumbwe Fungurume dans le grand Katanga. C’est un marché gagné par un congolais et exécuté par les compétences congolaises.

Idesbald chinamunala est l’homme le plus heureux d’observer que se met en place un potentiel pour desservir un marché déficitaire où la demande est solvable. La zone de Katanga (une zone minière) a énormément besoin d’énergies. Cela montre à suffisance que la libéralisation du secteur de l’électricité est effective. L’Anser travaille par ailleurs pour multiplier des initiatives de la production des énergies au centre du pays, à l’ouest et au nord. Ce sont là des zones vastes avec un potentiel agricole immense. Il faut savoir que cette initiative 100 pourcent congolaise salué ici a connu son succès suite à  la maîtrise, aux compétences et à la connaissance du terrain que des congolais ont montré à la face de l’opinion publique internationale que nationale qu’ils peuvent faire des choses et changer des situations.

C’est ici le moment indiqué de mener des campagnes pour attirer l’attention des autres congolais (d’ouvrir les yeux et de se réveiller du sommeil) et aux autres investisseurs de pouvoir tourner leur regard dans d’autres zones du pays.

Pour conclure, à la question de ce qu’attend l’Anser de l’électrification des villages à long terme, Idesbald chinamunala révèle que c’est très exactement la partie la plus importante de la mission lui est confiée par la haute hiérarchie du pays. Électrifiée et développées les contrées bénéficiaires de de cette électricité. Là, il ne s’agit pas seulement d’apporter de l’électricité, d’ allumer des ampoules mais plutôt amener de l’électricité pour la transformation socio-économique de ces zones. C’est vraiment la partie services énergétiques en milieux rural et périurbain.

Le directeur général de l’Anser, Idesbald chinamunala laisse entendre que dans le secteur de l’électricité ils expérimentent des investissements publics assez important contrairement à la recommandation du FMI qui parle du faible investissement.

« J’ai reçu 15 000 000 de dollars l’année passée pour lancer quelques projets pilotes en milieu rural et périurbain. A ce jour, l’impact est perceptible. J’ai vu des villages électrifiés. Prenons, Ipamu, Bungaya (partie ouest du pays) sont des zones où nous avons amener de l’électricité. Il en est de même au Kasaï et à l’équateur. Cela a permis justement de connecter des centres de santé, des hôpitaux de grande capacité d’accueil de 150 lits. L’hôpital du coup est viabilisé. De l’autre côté, c’est l’usage productif. Les moulins sont connectés à l’électricité pour pouvoir moudre des maïs et des manioc à la fois, a développé Idesbald chinamunala ».

 

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