Rdc/Politique – Élections : Fatshi a du pain sur la planche !

Le candidat déclaré à sa propre succession à l’élection présidentielle de décembre 2023, le président sortant Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo risque de ne pas allé à cette élection faute d’un consensus autour du processus électoral, problème de financement et l’opposition politique.  Et à la place, un dialogue politique se murmure en cas de la non organisation des élections législatives et présidentielle. Il a du pain sur la planche à s’offrir un second. Le premier mandat d’ailleurs laisse à désirer.

Julien Ntabaza/MC 

Une bonne frange des acteurs majeurs au processus électoral, a en effet, à plusieurs reprises conditionner leur participation à cette élection là. Les revendications sont nombreuses, la dernière en date est celle de l’audit externe du fichier électoral par une structure indépendante. A trois mois juste de cette élection l’on est très loin de voir la sortie du tunnel.

Dans l’entre temps des coulisses  du président sortant Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo laissent comprendre qu’il aurait confié au président du conseil national de l’accord de la Saint Sylvestre « CNSA », Joseph Olenghankoy une mission d’itinérance auprès des grands leaders à savoir le président d’ensemble pour le changement Moïse Katumbi, l’ancien président de la République et autorité morale du PPRD, le sénateur à vie, Joseph Kabila.

Élections ou dialogue ?

A en croire les informations à notre possession, des tentatives de négociations avec le grand Katanga sont activés. Le régime Tshisekedi choisit un vieux routier Joseph Olenghankoy habitué des pourparlers depuis les années Mobutu fait savoir la Libre Afrique.

Visiblement empêtré par la question du média belge sur le choix des deux personnalités citées ci-dessus, le patron du Conseil de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre « CNSA » défend avoir aussi rencontré les autres candidats déclarés à la présidentielle et certaines personnalités.

 

“J’ai vu Fayulu, Sesanga même Mukwege”, a – declaré Joseph Olenghankoy sans nier son voyage discret à Lubumbashi, comme l’a martelé le média belge.

Doit-on parler de la possibilité d’une négociation dans l’éventualité d’un report des élections ? À cette question, Joseph Olenghankoy réplique que dans toute démocratie, le dialogue doit être privilégié. Néanmoins, l’acteur politique reconnaît la peau dure de Kabila et Katumbi qu’il qualifie de “deux personnes de principe” avec qui il a eu des discussions franches.

Donc le fait que le pouvoir en place insiste sur le respect du délai constitutionnel pour l’organisation des élections n’est qu’un leurre ? L’émissaire du régime Tshisekedi explique : “Il faut mettre tous les scénarios sur la table”. D’où, il y a possibilité de repousser le rendez-vous de décembre de quelques mois ? “No comment”, coupe le leader des Fonus.

 Deux incontournables 

Certes, à Lubumbashi, les états-majors des deux leaders reconnaissent l’entretien avec l’envoyé de Kinshasa. Si le camp Katumbi avance l’assassinat de son porte-parole (Chérubin Okende) et la réclusion du conseiller spécial (Salomon Kalonda) comme blocage au dialogue, chez le sénateur à vie, l’on se demande par contre de façon ironique : “Pourquoi cette demande de négociation dans un pays où tout va bien, où on fait la fête à Kinshasa”.

Faut-il y voir une fin de non-recevoir définitive à un dialogue. Le ton est à l’affirmative dans les QG des deux leaders katangais. Pour sa part, Joseph Olenghankoy se contente d’annoncer qu’il a déjà déposé son rapport de mission entre les mains du président de la République.

La pression monte de partout, rassure un autre diplomate qui pointe, lui, la nécessité d’un dialogue entre les leaders politiques de tous bords. Une autre source explique que c’est presque un passage obligatoire pour la Rdc, la position que partage aussi les prélats catholiques et protestants depuis peu. Somme toute, un glissement se négocie en coulisses à tous les niveaux.

Entre-temps, le doute s’installe à Kinshasa sur la possibilité et la vraie détermination à organiser ces scrutins. Le financement ne suit pas, témoigne un membre de la Ceni qui pointe la lenteur dans les décaissements des fonds par le ministère des Finances. “C’est un constat qu’on dresse depuis plus d’un an”, a-t-il ajouté avant d’affirmer que tous ces retards auront un impact sur le respect du calendrier qui est déjà très serré.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *